°0O0° Bulle souvenir °0O0°

°0O0° Bulle souvenir °0O0°
Marrant ....
Marrant comme dans la vie tout est réversible.
Il y quelques jours à peine, je m'énervais seule dans mon lit en hauteur pour tenter de trouver le sommeil.
Les minutes puis les heures passaient, à mon plus grand désespoir, sans m'entraîner avec elles.
J'attendais. La tête remplie de questions-réponses, de tension, déraison.
Dur réveil, les yeux explosés, mais la tête bien posée. Stress, bouffées de chaleur, sourires moites, drague mal appropriée, question d'identité " oui c'est moi à 8ans ... ".
L'amphi. Parfum trop fort, bancs qui craquent, sourire derrière lunettes réajustées sur un nez bien allongé.
Jauge. Débile sentiment de se battre seule contre tous, mais pas contre eux. Dans la même merde. Mauvais déchirage d'enveloppe, cri de départ, bruissement de feuilles tournées.
Indescriptible course contre la montre, regards droits, lancés vers l'horloge centrale, rythmé.
Stop final, enveloppes retrouvées, comptage, lâchers libérateurs.
Stress. Rentrer seule, jet d'écharpe sur canapé, atterrissage forcé de manteau bien réceptionné par chaise rouge, vieille habituée. Ouverture de classeur et frigo associée, bruits de "zut,j'le savais" ou de moue affamée.
Seule. Assiette blanche sur bureau enseveli, grignotage imposé. Salle de bain. Embrassées d'eau fraîche sur visage fatigué. Courage. Stress. Courage. "Hé, tu te bats jusqu'au bout, c'est clair ? On peut pas abandonner."
Déprime sans raison, larmes sur mes joues, genoux qui tremblent.
Retour. Stress. Frôlement de belle tombant dans les pommes, calfeutrage de bruits, ambiance lourde sur joues bien pâles, regain d'énergie, sursaut d'assurance, course rattrapée.
Rentrer à nouveau seule. Pour un chez-soi seul. Appels, SMS, vide dans la tête.
Classeurs de physique, stress encore. Pages qui se tournent sans se lire, et encore moins se comprendre. Perds les pédales. Suffoque. Mais pourquoi ? Fatigue, lit nargueur mais sans promesses.
Appel désespéré, amie réquisitionnée, plus seule pour une soirée. Pointe d'espoir dans épais cauchemars. Délires retrouvés, chaleur, couette repoussée. Minuit. Et la glace de la salle de bain qui me renvoie une image bien éveillée. Boucles miel sur épaules lourdes. Doigts qui tentent de lisser ses paupières anarchiques, remède magique dans boîte à surprises. Changement de couchage, un peu de fraîcheur retrouvée, éléments clés associés, respiration calmée, conseils adorables "Hé Camille, t'as qu'à essayer de te souvenir d'un film du début à la fin, histoire de changer d'idées ... "
Sommeil, enfin. Rêves des plus bizarres. Grands sourires, petite fête organisée, visages lointains retrouvés. Piscine, blocs de béton, serviette rouge sur tech lasuré. Main immergée dans l'immensité bleue, course poursuite, mains sur mes hanches, long baiser.
Réveil. Quelques vertiges passés, chance de cocue, examen reporté, matinée pour réviser. Pêche. Reposée, la suite se déroule sans mauvaise pensée.
FIN. Envie d'hurler. Soirée tentante mais besoin de douceur plus encore que de se défouler. Maman. Rentrée. Ambiance familiale, télé allumée. Respiration relâchée. Nuit de volupté.
Cannes le lendemain, gamineries inlassables, grimaces de papa à l'entrée des boutiques. Promenade des anglais, maman qui se fait accoster, tableaux bariolés intéressée. " Il faut rentrer dans la vie, la provoquer, jamais y aller en traînant des pieds." "Française célibataire ? " Sourire amusé à l'interessé "non mais". Délire de sexualité, des parents jusqu'aux ptits vieux friqués, langue passée sur les lèvres, image choc pour un papa convalescent. Rires. Macdo banal, sunday-frites râlé, déjà retour maison activé.
Respiration. Vieux tee-shirt tombant sur les fesses, jaunes encombrant ma poitrine d'une suite d'oies bien sapées, les jambes pliées, le dos calé, lecture sans arrêt ré-appréciée.
Lendemain plus rythmé, exercices musculaires douloureux, cuisses endormies. Bouille de Lilou matinale, couplée à la vision de son trop gnon ptit gilet en peau de lapin. Douche. Shopping mit soeurette aixois, délices de la carte bleue, fidèle envieuse à mes côtés. Film romantique, chat ronronnant sur le ventre, pieds nus sur marbre chauffé. La vie, la vraie, à redébuté ...
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# Posté le vendredi 16 janvier 2009 18:50

Révisions

Révisions
Mon visage dans la glace me sourit. A peine maquillée, les cheveux attachés en une queue de cheval se lovant dans mon cou, habillée de rose et gris je me retrouve. Moi. Mes hanches suivent le balancement d'un rythme doux, dont les paroles s'échappent de mes lèvres. La tête encore pleine de mots, souvenir des dernières lignes du livre refermé, j'attends que le micro-onde termine son doux ronron pour me rassasier.
Après une période de solitude oubliée, mon esprit réapprend l'individualisme. Les baisers d'Alice et Louise quittent mes joues, s'échappent en un flot de rires pour ne devenir qu'un agréable souvenir.
Ma voix quitte ses délires de hauteur et de puissance, suivant en un murmure de nouveaux motifs, douceur rauque, chaleur qui emplit ces 32 m², recréant mon cocon de volupté.
Réflexions, sourire sur les lèvres, mordillements.
Ongles raccourcis, victimes des souffances passées.
Pouce et index s'associent en un claquement sec, résonnant dans la pièce.
Une sonnerie m'avertit ; " à table, s'est servi ! ".
Je ne serai jamais plus le second choix.
N'ai pas l'âme d'une laisse, occupée à retenir le minable prince charmant de s'éloigner trop loin.
Me rappelle des rires. De son rire. Tandis qu'elle m'observait, je le sais, elle transposait. "Ne vis pas dans le passé ma chérie, sourit, va de l'avant, si tu savais ce qu'il te reste comme merveilles à vivre."
Don't forget, it's okay ...
Il n'y a pas de vérité. Il n'y a que des essais, des brouillons, des panneaux d'attention, des mots doux, des frissons. "Si tu savais ..."
La machine à coudre ronronne, ses sursauts m'emprisonnent, je deviens fil au bout de l'aiguille, attachée au revers d'un jean. Mes doigts découpent du papier, puis du carton et pour finir du velours.
Les formes de mon découpage s'annoncent prometteuses. Eclats de rires, regards malicieux. Fierté partagée à deux. Mon ombre quitte ensuite cet univers féminin pour me réfugier dans un écrin typiquement masculin.
L'énorme casque glisse, atterrit sur ma tête, rereglé et me susurre d'héroïques "à l'assaut !". La souris s'agite sous ma main coordonnée au clavier. Adrénaline communicative. Je tire la première, en pleine tête, fierté testostéronnée.
Plus tard des mains enlacées dessinent sur le mur des ombres chinoises, mimant l'envol d'un aigle, mais mon regard s'attarde sur le profil appliqué, les yeux plissés, la mèche de cheveux derrière l'oreille, la cascade de boucles brunes miel sur son pyjama coloré. Son sourire lorsqu'elle s'en aperçoit, ses chatouilles et son rire, ses baisers sur mes joues, confessions toutes douces, sincères, mais incomprises.
Sa tête contre la mienne, tendresse de deux oreillers, souvenir de sa voix ... " en tout cas moi je t'aimerai toujours."
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 13:48

Nuit rêvée

Nuit rêvée
Après un décompte hystérique, minuit sonne.
Sms, bisous sonores, ronde familiale.
Sommeil. Des bonne nuit distribués comme des bonne année, je prends tout doucement le chemin du pool-haus, larmes ravalées. Mon lit est enseveli de cours, de classeurs ouverts, d'ED colorés, de regrets. Ma jupe glisse, mon pull frôle mes épaules lourdes. La glaçe, face à face, toujours. Sourire, un peu triste. Débarassage tout doux, préparation d'un sommeil solitaire. Bien installée au milieu du grand lit, le portable secoué de spasmes (maladie nouvelanesque ),et un livre en main, une colère sourde monte.
Un appel, inattendu, remonte un peu ce moral vacillant. Des voix se redécouvrent, petit accent alsacien qui fait sourire, fête battant son plein contre silence chaud.
A nouveau seule. Résolutions regrettées de fin de bossage acharné, de calfeutrage de pensées, de jeux auxquels on ne peut plus jouer.
La lumière s'éteint. Gros soupir, à la pensée de tous ces gens pour qui cette nuit n'a pas la même valeur, envie de folies, de se relever, enfiler un jean, partir seule à la découverte de la montagne, de nuit. Envie d'attendre seule, les genoux repliés, tout en haut de mon rocher, le lever du soleil sur ce premier jour de cette nouvelle année.
Ai du mal à dormir, revit des instants, changeant mes actes en étant plus sure de moi. Ai même un éclair de folie, allume la lumière et scrute le monticule de cours sur la petite table, vite coupée dans mon élan, ce serait tout de même pathétique. Reéteinds, me concentre sur ma respiration, mon ventre trop noué selon un practicien. Enfin je m'endors, enfin je crois, jusqu'à être réveillée en sursaut par ma sonnerie de téléphone. Plus de colère, ma voix ensuquée attends, écoute ce qu'une autre peine à dire. S'en suit un long, long moment, ponctués de changement de téléphones, d'excursion à l'intérieur de la maison, de silences, de rires, de pleurs.
La vie en un éclair, une heure, deux heures, qui dans cette nuit apparemment particulière durent une douce éternité. La séparation proche des premières lueurs de l'aube, me soulage, remettant sagement en place mon coeur et le sommeil réparateur me fauche en dernière ligne. Rêvée ? Cette nuit aura toujours est-il pris une place importante dans mon inconscient. Adieu donc, en attente camouflée, romantique invéterée.
Et à tous une bonne année.

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 07:08

CaMiLlE n'A pAs De CoMpLeXeS ...

CaMiLlE n'A pAs De CoMpLeXeS ...
Camille n'a pas de complexes,
Son imaginaire carbure aux émotions,
Camille n'a pas de complexes,
La réalité elle n'y prête guère attention.
Camille n'a pas de complexes,
Elle zozotte juste quelques fois, sans prétention,
Camille n'a pas de complexes,
Elle sait mettre les points sur les i, à l'occasion.
Camille n'a pas de complexes,
La normalité l'agace un peu, mais bon ...

Non, Camille n'a pas de complexes,
Juste des émotions trop éphemères,
Camille n'a pas de complexes,
Juste des p'tits soucis d'attentions,
Camille n'a pas de complexes,
Juste des exemples de mauvaises prestations,
Camille n'a pas de complexes,
Juste que des fois, l'occasion ça suffit pas ...


Mais non, Camille n'a absolument pas de complexes,
C'est juste que parfois, un p'tit coup de pouce, ça l'ennuierait pas ...

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 19:16

Marques rouges sur cuisses épanouies ...

Marques rouges sur cuisses épanouies ...
Accompagnée de phrases sages et de pensées folles,
Concentré d'un amour de petite personne,
L'effort nous unie, un peu plus, proximité rêvée.
Les épingles s'envolent, débarassant nos petites poitrines
De trop gros tracas et soucis inutiles.
Les cheveux s'égaient, libres d'accompagner nos mouvements,
Mariage de boucles, claires ou brunes,
Rires sucrés, bêtises à l'envolée ...

Mains nerveuses, agrippées à un chronomètre,
Moites à force de pendouiller,
Maladroites, câlines ou désesperées,
Emboîtées, alliées contre l'adversité.

Nos échanges ne sont pas compliqués,
Quelques mots, choisis, pour ne pas s'essouffler,
Des idées fusent, petites confessions,
Des larmes s'échappent, par inadvertance,
L'autre comprend, hoche la tête en silence,
Compte sur son souffle pour lui permettre
De libérer quelques mots, petite phrase prête.
Des sourires entendus, signant une amitié perçue
Par mille codages secrets, clin d'oeil aproprié ...

La respiration devient plus dure, les joues rougissent,
Nos gestes deviennent flous et s'attirent pour se reconnaître,
Des soupirs finalisent l'épreuve passée et réussie.
On parle de courage par ci, d'hésitations par là,
De scores à battre, de vitesses moyennes et de capacités,
Mais ma Jamilou à moi existe par delà ses données,
Ses yeux me communiquent des histoires épicées,
Ses réflexions et ses phrases timorées m'amusent,
J'aime sa façon de paraître gênée pour un rien,
Ses tics de paroles et ses cuisses rougies,
Amies des miennes, points communs endorlis ...

# Posté le mardi 02 octobre 2007 14:59

Modifié le mardi 02 octobre 2007 15:50